Le safran, une vocation

 

 

Depuis mon enfance, j’habite les côtes de Toul, un terroir viticole aride, pierreux, orienté au sud et de ce fait, propice actuellement à la culture du safran.

 

 

Je suis passionnée de plantes à bulbes. Elles emmagasinent une telle énergie pendant leur phase de d’endormissement, qu’elles sont capables de germer hors-sol ; si petites et si fortes, pour moi c’est magique. On me demande souvent quelle école d’horticulture j’ai faite, je réponds seulement qu’à trois ans, je plantais des tulipes autour de mon bac à sable. Une vocation était née.

 

 

J’ai donc créé ma safranière au lieu-dit : Le Pierrier Champ de Toul en 2006, dans un petit coin du verger familial abandonné au fil des années. L’idée est venue de cette association vigne-safran, dont je savais qu’elle fait le succès de certaines régions du monde comme les Abruzzes, en Italie.

 

 

Le premier essai fut peu concluant, les mille premiers bulbes étaient trop petits pour fleurir dès la première année.

 

 

Une meilleure sélection de bulbes, quelques achats de terrains me permettent aujourd’hui de travailler sur une exploitation d’un demi-hectare que je cultive tout au long de l’année, pour le désherbage, la cueillette ou la rotation triennale.

 

Peu connu dans notre quart nord-est de la France, le safran est une épice qui s’y acclimate bien, changement climatique aidant il me semble. Les récoltes automnales sont en effet d’autant plus belles que l’été est sec, et les pluies de septembre abondantes.

 

J’élabore ensuite des produits que vous pouvez découvrir dans ma boutique en ligne…