Culture et entretien

 

Je crois que l’on ne parle bien que de ce que l’on expérimente soi-même. Mes conseils ne visent donc que la culture du safran en coteaux calcaires.

 

Conseils de plantation :

 

 

Le safran est une plante dont la période végétative est inversée : il dort en été et pousse en hiver. Il faut donc planter le bulbe en juillet-août, à 15-20 cm de profondeur, dans une terre plutôt sèche, car la moisissure est son ennemi mortel. Un terrain en légère pente est préférable. Les bulbes doivent être plantés individuellement pour éviter la surpopulation, car ils se régénèrent et se multiplient rapidement.

Le safran est une plante rustique (gélive à -20°C) et peu exigeante, toutefois elle épuise vite le sol, il faut donc, tous les trois ans, songer à déplacer les bulbes en profitant pour cela de la période de dormance estivale…

 

Bon à savoir :

 

Planter des bulbes en jardinière est possible mais demande une exposition ensoleillée, un arrosage modéré en été, et une protection autour de la jardinière (papier journal, papier bulle) en hiver. Ainsi protégée, la jardinière doit être laissée dehors, aux intempéries car le safran est une plante sauvage, qui ne supportera pas l’abri d’une serre par exemple.

 

Les pétales de safran sont toxiques, seul le pistil, divisé en trois stigmates rouge sang, est comestible. A ne pas confondre avec les étamines qui sont jaune d’or.

 

 

 

Bonne plantation !

 

Conseils de cueillette :

 

Nous cueillons les fleurs encore fermées, pour éviter que le soleil ne soit trop en contact avec les stigmates, ce qui diminuerait les propriétés organoleptiques du safran.

 
L’émondage est la phase qui consiste à séparer les pistils du reste de la fleur. Cette opération délicate se fait à la main : on ouvre la fleur pour y prélever le pistil en ne gardant strictement que la partie rouge, comportant 3 filaments.

 


Conseils de séchage et de conservation :

 

Le séchage est la phase la plus importante de la préparation du safran. Nous avons opté pour le séchage au déshydrateur mais en l’absence de cet appareil, on peut le sécher au four. La température idéale est comprise entre 55 et 57° pendant environ 30 minutes Le safran sec doit être souple, cassant et de couleur rouge plus foncée.
Enfermez le safran séché dans des récipients de préférence en verre. Ce matériau étant neutre, il n’altèrera pas les propriétés de l’épice.
Il est préférable de consommer le safran 6 mois environ après sa mise en bocal. C’est en milieu clos et à l’abri de la lumière que ses propriétés organoleptiques se développent de manière optimale. Comme les bons vins, le safran se bonifie avec le temps. Une épice de qualité se conservera pendant plusieurs années.

 

A titre indicatif, je conserve un  testeur de cinq ans d’âge, dont l’odeur est toujours puissante.